Code de la Vie Chrétienne

Publié le par Immaculata France

Le Code de la Vie Chrétienne
par le Cardinal Mercier

La chose la plus importante pour chacun de nous,

c'est que nous sauvions notre âme. Nous voudrions bien ne jamais mourir, mais nous mourrons. Nous mourrons, et nul ne peut nous dire si ce sera dans dix ans ou dans vingt ans, ou si ce sera demain ou même aujourd'hui. La seule chose certaine et dont personne de nous ne doute, c'est qu'un jour viendra où chacun de nous passera du temps à l'étenité. Qu'adviendra-t-il alors de nous? Serons-nous heureux éternellement ou serons-nous éternellement malheureux?

Devant cette question, toutes les autres questions pâlissent ou s'effacent. La réponse dépend de nous. Notre avenir éternel est entre nos mains. Notre divin Sauveur nous en a prévenus: "L'heure sonnera où la voix du Fils de Dieu réveillera tous ceux qui dorment dans nos champs de sépulture. Et les morts se lèveront. Ceux qui auront bien vécu, ressusciteront pour une vie glorieuse, mais ceux qui auront mal vécu, ressusciteront pour leur éternel châtiment." C'est donc bien le moins, que, de temps à autre, nous nous rappelions:

CE QUE NOUS AVONS A CROIRE; CE QUE NOUS AVONS A FAIRE POUR SAUVER NOTRE AME; QUELS SONT NOS MOYENS DE SALUT.

 

QUE DEVONS-NOUS CROIRE POUR NOUS SAUVER?

Nous devons croire toutes les vérités qu'il a plus à Dieu de nous révéler, c'est-à-dire qu'Il a fait connaître au monde par le double moyen de l'Écriture Sainte et de la Tradition, et qu'Il a chargé l'Église catholique romaine de proposer à notre foi.

L'Écriture Sainte exprime la parole de Dieu, telle qu'elle a été dictée par le Saint-Esprit aux auteurs des Livres Saints.

Ces livres, selon qu'ils datent d'avant ou d'après Jésus-Christ, s'appellent les Écritures de l'Ancien ou du Nouveau Tetament. Outre les divines Écritures, la Révélation comprend la Tradition. Ce mot signifie transmission, parole transmise.

La Tradition est la partie de la parole de Dieu qui, enseignée d'abord de vive voix par Notre-Seigneur Jésus-Christ et par ses Apôtres, est transmise ensuite, dans le sein de l'Église catholique, aux générations chrétiennes qui se succéderont jusqu'à la fin des siècles.

Il n'appartient pas aux simples fidèles de décider quelles sont les vérités révélées par Dieu et quel est le sens de la parole divine.

Notre-Seigneur Jésus-Christ a voulu, par une providence particulière, veiller à la conservation et à l'interprétation du dépôt de la foi tel que le renferment l'Écriture Sainte et la Tradition, et à cet effet, Il a institué une société publique, l'Église, investie de la mission de garder et d'enseigner sans erreur la parole révélée. Les évêques successeurs des apôtres, ayant à leur tête Notre Saint Père le Pape successeur de Pierre le prince des apôtres, forment le corps enseignant de cette société; et les fidèles, incorporés à l'Église par le baptême, sont obligés, sous peine de péché mortel et de damnation éternelle, d'accepter la doctrine chrétienne que le Pape et les évêques leur proposent à croire.

Grâce à cette providence particulière que Dieu promit à son Église, la doctrine révélée est une, la même partout, depuis les temps apostoliques; elle est le fondement de la sainteté dans la société chrétienne.

Parcourons le monde, et à l'unité de l'Église romaine, à sa catholicité, à son apostolicité, à sa sainteté, nous reconnaîtrons aujourd'hui comme toujours, que c'est elle qui est la véritable Église fondée par Notre-Seigneur Jésus-Christ, et nous ne pourrons de bonne foi la confondre avec les innombrables sectes que l'hérésie et le schisme ont séparés du tronc primitif de la société chrétienne.

Seule l'existence vingt fois séculaire de l'Église, malgré les persécutions sanglantes ou astucieuses qu'elle a subies, malgré les hérésies et les schismes qui l'ont déchirée, malgré les souillures de ses enfants et parfois les défaillances de ses chefs, suffirait à prouver la divinité de son origine. Les générations passent; les institutions vieillissent et se transforment; les partis se désagrègent; les sectes s'émiettent; les cités, les royaumes, les empires s'effondrent; les dynasties s'éteignent; les peuples et les races se fusionnent ou disparaissent: seule l'Église Romaine traverse triomphalement les siècles, toujours au fond identique à elle-même.

Nous nous demandions ce que nous devons croire. Le symbole des apôtre résume les points principaux de notre foi.

SYMBOLE DES APOTRES

JE CROIS en Dieu le Père tout-puissant, Créateur du ciel et de la terre; et en Jésus-Christ, son Fils unique, notre Seigneur; qui a été conçu du Saint-Esprit, est né de la Vierge Marie; a souffert sous Ponce Pilate, a été crucifié, est mort et a été enseveli; est descendu aux enfers, le troisième jour est ressuscité d'entre les morts; est monté aux cieux, est assis à la droite de Dieu le Père tout-puissant; d'où il viendra juger les vivants et les morts. Je crois au Saint-Esprit; à la sainte Église catholique, à la communion des saints; à la rémission des péchés; à la résurrection de la chair; à la vie éternelle.

Lorsqu'une vérité contenue dans le dépôt de la Révélation est définie par l'Église au cours des siècles, elle prend le nom de dogme.

Celui qui nie un dogme se déclare hérétique.

Ainsi, au siècle dernier, l'Église a dogmatiquement défini l'Immaculée Conception de la Sainte Vierge, le 8 décembre 1854; de même, en 1870, au concile du Vatican, l'infaillibilité papale; et enfin, le 1er novembre 1950, la glorieuse Assomption de Marie.

Confessons ces trois dogmes:

Je crois que, par une grâce qui n'a été accordée à aucune autre créature humaine, Dieu a préservé la Sainte Vierge Marie, Mère de Dieu, de la souillure originelle, dès l'instant où elle fut conçue dans le sein de sainte Anne sa mère; sa conception fut donc immaculée.

Je crois que, lorsque le Pape s'adresse à la sainte Église, et, usant de la plénitude de son autorité doctrinale, lui enseigne qu'une vérité est divinement révélée, il ne peut se tromper, en un mot, je crois qu'il est alors infaillible.

Je crois que Marie, l'Immaculée Mère de Dieu toujours Vierge, ayant achevé le cours de sa vie terrestre, a été triomphalement élevée corps et âme à la gloire céleste, où elle est acclamée comme Reine par tous les choeurs des Anges et par toutes les phalanges des Saints.

Continuation: Que devons-nous faire pour nous sauver?

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