Il faut toujours prier !

Publié le par Immaculata France

Il faut toujours prier !

"Tu aimeras DIEU de tout ton Coeur, de toute ton Âme et de toutes tes Forces..."

"Heureux ces serviteurs que le maître, à son arriée, trouvera veillant. En vérité, je vous le dis, il se ceindra, les fera asseoir à sa table, et viendra les servir. Et s'il arrive à la seconde ou à la troisième veille de la nui, et qu'il les trouve en cet état, heureux sont ces serviteurs!" (Luc 12.35-40)


 

Il faut toujours prier. Combien ont senti  la densité exceptionnelle de chacun des trois mots de ce commendement que souligne - dès sa première phrase - le catéchisme du Concile de Trente sur la nécessité de la Prière:

"La première chose qu'il faut que les pasteurs enseignent aux Fidèles touchant la prière, est qu'elle est absolument nécessaire, et qu'ainsi quand note Seigneur a dit (Luc 18-1): Il faut toujours prier, ce n'a pas été seulement un conseil qu'il nous a donné, mais un commandement qu'il nous a fait".

Combien de brebis ont appris, à leur catéchisme, ou même dans des retraites, qu'elles ne pouvaient négliger "l'exercice continuel" de la prière? Quand leur a-t-on transmis la manière de pratiquer cet exercice? Mais combien y a-t-il de laïcs auxquels lors de la réception du Sacrement de mariage - conformément à ce même catéchisme du Concile de Trente - le célébrant a appris qu'ils devaient "vivre la vie parfaite", c'est-à-dire précise le R.P. Garrigou-Lagrange, la vie contemplative? Car le Christ ne nous appelle pas à des demi-mesures. S'il nous dit: "Soyez parfaits comme votre Père Céleste est parfait" c'est que cela est possible, non à l'homme mais à Dieu. (Luc 18-27)

Ne nous étonnons pas de l'effondrement de la vie de la Grâce, entraînant celui de l'Occident, si les brebis restent - dans trop de cas - sans l'enseignement fondamental.

"L'exercice continuel" de la prière, ou "exercice angélique" ou "prière perpétuelle", n'est quasi plus enseigné oralement depuis deux siècles. Depuis une trentaine d'années [ce texte date de 1972] cependant, quelques articles parus dans des revues religieuses et la traduction des "Récits du pélerin russe" (par Jean Gauvain (Cahiers du Rhône, 1943), puis les cas du jésuite irlandais Doyle, ou des frères belges Mutien-Marie, ont attiré l'attention sur cette pratique fondamentale - que rien ne peut remplacer. Mais combien vivent réellement cette prière perpétuelle, cet exercice continuel de la présence de Dieu jusqu'à avoir, comme le Frère Laurent de la Résurection, la présence de Dieu "le jour par volonté, la nuit par Grâce"? Ce à quoi nous sommes radicalement destinés.

C'est la voie la plus rapide.
Et pourtant, rien n'est plus facile, tellement facile que la rapidité avec laquelle les grâces découlent de cette prière perpétuelle bouleverse tous les préjugés modernes. En quelques mois nos amis - ayant par ailleurs, tout abandonné à Marie par le Saint-Esclavage et purifié leur âme lors d'une retraite des Cinq jours - obtiennent non seulement la grâce de la Contemplation, mais encore celle de la Haute Contemplation.

Ce ne devrait pas surprendre si l'on connaissait mieux les traités d'oraison antérieurs au XVIII° siècle.

Le Cardinal Bona, par exemple, déclare que la "Voie abrégée pour aller à Dieu et pour arriver au comble de la perfection, à l'union intime avec le Verbe, c'est le mouvement anagogique et l'exercice des aspirations". Il précise: "Celui qui s'exerce avec ferveur dans cet état d'aspiration y demeure un an tout au plus, comme le remarque Gelen (auteur  d'une "Pratique de la Théologie Mystique") car d'ordinaire, après cela, il passe au regard fixe de la contemplation... Ceux qui sont prévenus d'une Grâce de Dieu plus abondante, parviendront à une Haute Contemplation dans peu de temps et comme l'assurent quelques mystiques (Denys en particulier) dans l'espace de deux mois..."

Au XV° siècle, le franciscain Francisco de Osuna - dont la lecture décida Thérèse d'Avila et tant de laïcs espagnols à pratiquer la contemplation - déclarait, lui, en quatre mois.

L'expérience le prouve, c'est bien en effet, la "voie abrégée" de Bona ou "voie brève" des Pères du Désert, ou "oraison courte" par mouvements anagogiques de Jean de la Croix, qui mène droit au "raccourci" de Mère Thérèse, c'est-à-dire à la haute contemplation. Ce qui signifie la "suspension totale des sens et des puissances", la grâce d'union mystique (Lire dans: "Je suis Fille de l'Eglise" ,du P. Marie-Eugène de l'Enfant-Jésus (Edition du Carmel 49) Les Grâces d'union mystique des Cinquièmes Demeures P. 158), l'extase des ténèbres.

Et ceci, en quelques mois... dans le Siècle, quels que soient votre état et vos occupations.

 

 

Publié dans Prières et Dévotions

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